vendredi 19 novembre 2010

Otherside est nominé pour la finale du 48h 2010 Paris!!!

dimanche 31 octobre 2010

48 Hours Film Project : Edition 2010

Hello à tous !

C'est à l'occasion du 48 Hours Film Project que l'Otherblog reprend finalement du service ! Jusqu'alors essentiellement consacré à la série WARP, nous avons souhaité étendre le blog aux autres activités de l'équipe.

Qu'est ce que le 48 Hours Film Project ? C'est un concours international de courts métrages réalisés en 48 heures. Chaque année plus de 3000 films sont réalisés à travers 76 villes dans le monde. C’est les 22, 23 et 24 Octobre 2010 dernier que l'évènement a pris place dans la ville de Paris.

En 2009 l’équipe Otherside participait pour la première fois à cet événement. Hélas la participation est restée infructueuse, le film ayant été rendu quelques minutes en retard, le disqualifiant ainsi des sélections.

Tirant les leçons de cette expérience, la même équipe, enrichie de nouveaux talents, était plus motivée que jamais pour retenter l’expérience cette année. Et c’est au nombre de 27, organisés en 5 équipes que nous nous sommes mis en ordre de bataille.

Le vendredi 22 à 18h15, dans la salle des fêtes de la mairie du 15ème, les dés étaient jetés. Après quelques pas rapides, je montais sur la scène pour lancer ma main dans le chapeau contenant les thèmes. Un petit regard sur mon hôte, je piochais le thème. “Romance” : Un sourire un peu embarrassé, je revenais vers Djul - embarrassé lui aussi. “Qu’est ce qu’on fait ?”, après plusieurs blancs, plusieurs discussions, plusieurs coups de téléphone, l’inspiration était arrivée. Quelques minutes plus tard les contraintes était annoncées. Tous les films devaient contenir :
- un personnage nommé Martin ou Martine Boulier, écrivain
- la citation “Le mieux, c’est qu’on fasse comme ça”
- un ticket de metro

De retour au QG à Boulogne, des groupes de réflexion se forment.
22h, Vendredi
Après la présentation des idées de chaque groupe, l’idée finale a été choisie. L’équipe de direction artistique était lancée.
3h, Samedi
Le scénario était défini et envoyé à l’équipe
7h, Samedi
Après plusieurs heures Djul finissait le découpage, ne s’autorisant que deux petites heures de sommeil.
9h, Samedi
L’équipe technique sonnait le reveil général dans l’appart
11h, Samedi
Le tournage débutait dans Boulogne, les dernières retouches maquillages et coiffures ayant lieu sous la pluie !
15h, Samedi
Pendant que la direction artistique continue de préparer les deux derniers lieux de tournages sur Boulogne, le reste de l’équipe se dirige dans le 18ème arrondissement pour tourner la scène finale. Ayant lieu en haut d’un escalier métallique menant à un toit très Parisien, l’émotion était à son comble. Le clocher situé à proximité, suivi d’un orage constituaient des imprévus qui ne pouvaient que souligner l’intensité dramatique de la scène !
1h, Dimanche
Retour à Boulogne pour tourner les deux dernières scènes. Surprise énorme quand le reste de l’équipe découvrait le travail titanesque que l’équipe DA avait accompli. C'est alors qu'un coup de barre général a débuté, beaucoup de fatigue, d’échauffements entre certains. Mais l’équipe s’est resaisie pour rentrer dans la dernière ligne droite.
6h, Dimanche
And it’s a wrap ! Le final cut est annoncé. Quelques heures de sommeil pour certains et c’est le début de la post prod
8h30, Dimanche
Fidèle à ses habitudes, Djul a pris ses deux heures de sommeil puis commence le montage - le derush ayant été effectué parallèlement au tournage.
16h, Dimanche
Derniers préparatifs administratifs, vérifications des autorisations de tournages; les rendus étaient lancés. Le son, l'étallonage, le compositing, tout était prêt ! Afin de mitiger les risques au maximum, trois équipes se préparent en parallèle pour aller rendre le film. La première équipe partait en voiture, le rendu toujours en cours sur un ordinateur portable. C'est alors qu'une derniere vérification a lieu : le plugin d'étalonage utilisé a provoqué plusieurs gros drops sur le projet. La deuxieme équipe, toujours au QG de Post-Prod re-effectue un rendu, puis file en scooter jusqu'au "drop point". Une seconde verif annonce une desyncro sonore, c'est là qu'intervint la troisième équipe, qui part aussitôt avec un nouveau rendu, définitif celui-ci !

Heure de rendu : 19h24. Soulagement général ! L'équipe a tenu son contrat.

En plus d'être une expérience humaine inoubliable, le 48H Project est également un challenge technique fort. Que ce soit du côté du son ou de l'image, tout était nouveau. Même si l'équipe technique avait testé quelques jours auparavant le tournage avec une solution DSLR (60D on Rig), les risques étaient élevés. Pourtant l'équipe s'en est sorti haut la main, tirant parti au maximum de ses qualités (24P, objectifs multiples - mention spéciale au 180-2,8, workflow en mode fichier) et anticipant au mieux ses défauts (Monitoring degradé, pas de retour son). Mais rien n'aurait pu se faire sans les qualités de concentration de nos comédiens et la détermination de la direction artistique. La combinaison de ces talents nous a mené à un rendu cohérent, riche et esthétique. Bravo à vous.

En attendant la diffusion officielle le vendredi 5.11 et le samedi 6.11, j'ai hâte que nous nous retrouvions pour de nouvelles aventures, cette fois-ci non limitées en temps !

Plus d'info sur le 48 Hour Film Project : http://www.48hourfilm.com

samedi 31 octobre 2009

WARP - Episode 3 - Tournage Sci Fi

Vous êtes un fan inconditionnel de Star Wars, Star Trek ou autres Cosmos 99 ? Vous avez, pendant toute votre enfance, fait voyager vos personnages imaginaires à travers les galaxies, entre vaisseaux, twi’lek, jedi et conquêtes spatiales en tout genre ? Alors ceci est pour vous : voici comment faire resurgir les héros de votre enfance.

Commencer par réunir une équipe de passionnés qui a le grain de folie suffisant pour se lancer dans un projet colossal : tourner un court métrage de science-fiction. Écrire le scénario en vous laissant guider par vos souvenirs et les mondes de votre enfance. Place alors à ce rêve qui n’a pu être réalisé plus tôt : construire un vaisseau spatial et jouer le rôle du Commandant.

Créer l’univers : les années 70 avec leurs vaisseaux en carton peint, leurs écrans old school, leurs pyjamas synthétiques moulants à souhait, et leurs coiffures en frange et gomina. Vient ensuite à la conception. Commencer par le vaisseau. Pour cela prendre une pièce vide.

Compléter ensuite par des jours de menuiserie, peinture, sciage, collage, ponçage, clouage et surtout beaucoup d’aller-retours dans des magasins de bricolage.

Vient ensuite le temps d’équiper le tableau de bord. Là rien de tel que les brocantes, à la recherche des vieux transistors, des premiers écrans mais aussi des vieilles manettes de jeux vidéos. Ne pas oublier de prévoir des fenêtres à fond vert par lesquelles nous observerons les galaxies.

Ensuite place à l’expérimentation et à l’imagination pour créer le vaisseau dont vous avez toujours rêvé. Mais que serait un vaisseau sans un équipage ? Rien ! Prendre un extraterrestre bleu à tentacules qui ne parle pas notre langue, une charmante assistante et un humain bien typique.

Pour la conception de l’extra-terrestre il vous faut :

  • Des heures dans des magasins de style douteux à la recherche d’un legging bleu,
  • Encore plus d’heures à essayer de couler du latex liquide, espérant innocemment que vous arriverez à fabriquer des tentacules,
  • Un ami qui n’a pas peur du ridicule, qui a de la patience pour se faire maquiller durant 2 heures,
  • Encore plus de patience pour porter pendant des heures une coiffe bien trop serrée,
  • De l’imagination pour inventer un langage
  • Et enfin du self control pour ne pas bouger de peur de salir son uniforme blanc.

Pour la conception de l’assistante il vous faut :

  • Une jolie blonde prête a faire un sacrifice capillaire pour acquérir la frange de rigueur, qui a un sourire charmeur et la patience de rester perchée sur des talons de 15 cm,
  • Et enfin la capacité à garder son sérieux quand un extra-terrestre s’adresse à elle dans un langage saugrenu.

Enfin pour la création de l’humain typique il vous faut :

  • Un grand enfant avec la moustache qui lui aura valu tant de réflexions au travail,
  • Des fausses pattes,
  • Une coiffure des années 70,
  • Des jours de préparation pour se mettre dans la peau du personnage,
  • Et surtout une âme d’enfant pour tout donner quand on lui donne le droit de crier avec assurance « Vous avez raison Commandant, je
  • contacte tout l’équipage ! ».

Tourner pendant 4 heures et profiter : réaliser un rêve d’enfant ça n’arrive pas tous les jours !!

samedi 27 septembre 2008

L'experience Imax : The Dark Knight (Spoiler Inside!)

Hello à tous !

Toujours partisan pour découvrir une nouvelle expérience audiovisuelle, j'ai tenté l'expérience Imax sur The Dark Knight le week-end dernier. La technologie Imax permet d'afficher des images de dimensions inouïes (je ne rentre pas dans les détails techniques, je préfère vous dévoiler mon expérience en tant que spectateur). D'ordinaire les films tournés en Imax sont essentiellement des documentaires spectaculaires. Je me suis donc demandé ce que cela pouvait donner sur un film lui aussi extraordinaire.

Samedi, 13h, un rapide coup d'oeil sur les horaires et dispos des places du cinema Imax de Waterloo. Tout était déjà plein, il restait seulement des places pour la séance de 23h30. Apres une hésitation et un yo sushi très mal passé, nous avons finalement décidé de nous y rendre. Sur place tout était blindé, des gens assis par terre depuis déjà un certain temps. 23h35, nous rentrons dans la salle. Effectivement, l'écran est grand, même gigantesque. Seul problème, nous sommes contraints de nous placer sur le coté gauche de la salle. Les gens rentrent, la salle est pleine. Les pubs commencent. Ce qui est marrant c'est que les pubs et bandes annonces sont diffusées dans un format vidéo tout petit et occupent une partie très réduite de l'écran. (je soupçonne Imax de réduire volontairement la taille des bandes annonces pour accroitre l'effet "WoW" lors du lancement du film)

Tout est noir, un clampin d'une allure 100% Britannique rentre dans la salle sous un projecteur. Qui est-ce ? Un comédien? un membre de l'équipe du film ? Non rien de tout ça, juste un mec pour nous souhaiter la bienvenue sur le plus grand écran de Grande-Bretagne. Le type fait sa blague d'accroche réglementaire puis s'en va. Le film commence.

Premier plan, traveling avant sur un building de gotham city. GOD ! Y'a pas de mot pour décrire a quel point c'est impressionnant. 3eme plan, les deux cambrioleurs passent la tyrolienne, la camera bascule de la fenêtre pour faire un plan sur le vide, c'est impressionnant, mais le cut vient trop vite. On a pas eu la peur de tomber. bref le film suit, et la oui mais oui effectivement des bandes noires apparaissent sur certains plans. Même la grande majorité des plans ! Bon c'était dit tous les plans ne sont pas tournés en imax, il n'y a en réalité que certains plans d'extérieurs.

J'ai été déçu sur ce point, même si c'est certain, il n'est pas nécessaire d'avoir forcément une grande image sur des plans d'intérieurs.

Et les rares plans d'intérieurs ont révélé l'un des problèmes très dérangeant : la courbure de l'écran. Etant du coté gauche, je ne vous raconte pas la déformation de l'image a laquelle on assiste ! Assez pour se rendre compte que, mais oui ! Effectivement la Terre est bien ronde de ce point de vue. En dehors de cela, les scènes de combat passent mal je trouve, c'est tellement énorme, ou je ne sais pas de quoi ça vient, mais on suit pas. Comme s'il y avait un sentiment de voir trop d'informations a la seconde.

Au bilan de cette expérience, bon le film est vraiment bien mais je l'avais déjà vu, je ne pense pas que je réitérais l'expérience Imax tout de suite. Je trouve que l'utilisation de la technologie Imax n'est pas assez justifiée dans The Dark Knight. Peut-être que le montage n'en tenait pas assez compte ? Peut-être qu'il faudrait deux montages différents ? Certes c'est un film extraordinaire, l'un des 10 premiers du classement IMDB. Mais ce n'est pas pour cela qu'il faut foncer tête baissée et chanter a tue tête que la version Imax est extraordinaire. Bon certes ca reste un avis subjectif, mais je préfère avoir 2 mètres de place pour mes jambes devant moi plutôt que d'avoir un écran Imax. Le cinéma est une expérience à part entière. Si vous êtes assis dans une salle pleine sur un siège miteux fourré aux M&Ms ou tout le monde parle autour, je ne suis pas persuadé qui vous soyez dans les meilleures conditions pour voir un film - et donc l'apprécier. Cependant dans le cas d'un documentaire ou d'un film d'animation, Imax reste je pense la référence.

Et vous qu'en pensez-vous ? A prix équivalent, préférez-vous être dans un cinéma très confortable avec un écran correct sans plus, ou alors avoir un écran gigantesque dans un confort médiocre ?

vendredi 19 septembre 2008

Nouvelle rubrique "Les chroniques de la prod" - Avant-première "La loi et l'ordre"

Bonjour à tous! Du nouveau pour l'Otherblog! Comme vous avez pu le constater, la fréquence d'édition des billets n'est pas très élevée. Après une discussion au sommet avec Fred, nous avons eu l'idée de raconter les aventures de l'équipe de production afin d'enrichir ce blog et aussi de vous faire part de ce que l'on vit en dehors de W.A.R.P., et ainsi en déduire parfois des influences sur nos futurs épisodes. Alors bien sûr on ne va pas vous raconter nos menus du dîner, mais avant tout les tribulations cinématographiques et audiovisuelles de chacun.

Pour commencer en fanfare, sachez que nous avons été à l'avant-première du film "La loi et l'ordre". "Nous", c'était Julien, Philippe, Frédéric, Eric, Olivier, Jean-Martin, un autre Frédéric, ami de Jean-Martin et qui avait obtenu les invitations, et moi-même. Le rendez-vous était le lundi 15 septembre à 19h45 devant l'UGC Normandie sur les champs-élysées, qui pour l'occasion avait revêtu un tapis rouge (de couleur orange) aux allures de festival de cannes.

Ce film a la particularité de regrouper deux monstres sacrés du cinéma 12 ans après leur première confrontation dans "heat", Al Pacino et Robert De Niro. Côté réalisation? C'est Jon Avnet ("88 minutes", "Inspecteur Gadget"...) qui s'attèle à la tache de retranscrire ce scénario, créé par les auteurs de "inside man", sur l'écran.

Ambiance festival de cannes, interview en direct sur le JT de TF1, projection de ce qui se passe à l'extérieur pour les personnes déjà dans la salle de cinéma, projecteurs de suivi, grue de 6 mètres, présentoirs à l'ancienne rétro-éclairés avec le nom des acteurs, balance des blancs mal réglée, le Metropolitan a littéralement demandé le paquet pour accueillir comme il se doit ces deux acteurs donc la réputation n'est plus à faire.

Après une heure d'attente dans la salle de cinéma, les voilà qui rentrent. Sous un tonnerre d'applaudissements et de cris, on aperçoit enfin ces deux légendes cinématographiques. Je ne sais pas pour les autres, mais pour ma part j'ai tout de même été sacrément ému. Après un bref discours en Français du réalisateur et des deux acteurs (en franglais eux), le film commence.

Pour résumer: un tueur en série sévit dans la ville et tous les soupçons portent sur un policier. Deux partenaires, joués par Al et Robert, travaillant ensembles depuis plus de 30 ans et ne voulant pas partir à la retraite, se chargent de l'affaire. Spécial guest star du film, 50 cent incarne un dealer dont l'empire commence à être conséquent. 1h40 de "beng-beng" plus tard, générique de fin.

Nos impressions? Le jeu d'acteur des deux compères est é-nor-mi-ssime. Tout de suite on sait que ce sont deux vieux potes de longue date qui ont du résoudre les pires affaires que le crime ait commis.

Et le reste? Et bien c'est franchement très très TRES moyen et au combien décevant. Un énième thriller au dénouement sans surprise pressenti dès la 10 ème minute du film. Certes cela aurait put être intéressant si le concept avait été au moins dynamisé, mais le rythme est d'une lenteur de bigorneau arthritique et l'on s'est ennuyé au bout de 20 minutes. Pour le coup on comprend pourquoi les acteurs ne sont pas restés pour la projection tiens...

Comble du comble, la qualité de l'image était dééééééégueulasse (pardonnez-moi du peu, mais c'était à croire qu'ils avaient utilisé une bobine trouvée au fond de la cave du producteur...). Alors quitte à faire un look rétro, autant y aller à fond comme les films Grindhouse, mais à l'heure du numérique je trouve ça démentiel qu'un monteur fasse encore des marques au feutre sur les bandes pour signaler un changement de scène. Et encore, j'ai souvenir de films sur bande beaucoup plus propres.

Bref. La performance inouïe des acteurs ne sauve pas vraiment la misère du reste... Enfin bon ce n'est pas grave, on a été invité! Malgré cela, je tiens encore à remercier Fred d'avoir pensé à nous, et on est prêt à retenter l'expérience! C'est toujours gratifiant de voir un film avant tout le monde, gratuitement et légalement :-)

jeudi 11 septembre 2008

Tournage Warp 2 : partie 1

Et c'est parti pour le tournage du second épisode de Warp ! Pour cet épisode, nous avons choisi de regrouper tous les tournages sur deux week-ends. Le challenge était de taille. En ce qui concerne la trame en elle-même, ce second épisode est plus sombre et installe réellement l'intrigue. Au cours de cette épisode d'un nouveau format (9'30"), Gérard va s'éclipser un peu pour davantage laisser place aux interactions entre Martin et les autres personnages. C'est aussi au cours de cette épisode, lors d'une scène finale surprenante, que Martin va avoir l'opportunité d'agir et de ne plus rester spectateur de sa vie. Nous avons adapté le scénario aux différentes critiques que nous avons pu avoir lors de cette première projection. C'est ainsi que nous avons fait le choix de retourner également certaines parties du pilote. Ce dernier va donc gagner en rythme et qualité visuelle. En outre certaines personnes ont rejoint l'aventure, d'autres l'ont malheureusement quitté. Ce choix de production nous a donc également obligé à attendre encore quelques mois avant le lancement de la diffusion officielle.

Après une pré-production de moins de deux semaines, nous voici donc partis ce samedi matin à 7h00 à la Défense. 11 mois et 5 jours, c'est le temps qui nous sépare du premier tournage sur ce lieu l'année précédente. Alors que nous étions 5 l'année dernière, de nombreuses personnes ont rejoint l'équipe cette année. Je tiens à leur rendre hommage car sans eux, je ne pense pas que nous aurions pu continuer l'aventure.

Le vendredi précédent nous avions pu installer tout le plateau du Pôle. Vous l'avez deviné l'épisode débute par un retour à la routine de Martin, malgré son licenciement lors de l'épisode précédent. Nous avons fait le pari osé de tourner dans un ascenseur. Pour les Pulviens lisant ce poste, vous vous doutez bien que nos espérances étaient assez faibles étant donné la sécurité draconienne. Cependant, pour reprendre une expression iimienne, ces jaffars n'ont posé aucun problème, au contraire, ils étaient assez bluffés par notre équipe et surtout assez "intrigués" par la partie féminine de notre équipe. Pour rester poli je tairais les discussions que Jo et moi avions pu entendre !

Les autorisations de tournage avaient été négociées dans les règles de l'art par Lilia. En 5 ans d'études au Pôle, je n'aurais jamais cru cela possible d'avoir autant de liberté dans cet endroit !

Nous avons donc débuté le tournage par une scène de dialogue dans l'ascenseur où Jo nous a beaucoup fait rire. La scène se déroulant dans le bureau de Martin a été conçue par Julien pour n'être tourné qu'en un seul trait. En effet cela a pour but de briser avec la monotonie d'une scène de dialogue. Ce plan a nécessité d'intenses répétitions aussi bien pour les comédiens que pour le reste de l'équipe. Le temps s'écoulant rapidement, les tensions ont commencé à monter. J'ai le souvenir particulier de voir Jo s'endormir - sans doute sous l'effet de la digestion des nombreux egg mac muffins engloutis, et l'absence de caféine dans les cafés mac donalds (pourquoi appeler ça du café ?).

La scène terminée et les derniers mots doux de Baptiste annoncés au creux du micro, une partie de l'équipe fonce sur le lieu de tournage suivant pendant que le reste de l'équipe range tout le matériel. Je tiens à préciser sur ce point que c'était un moment d'une rare intensité et d'un niveau de stress qui justifiait le guronsan du réveil.

Le tournage continue sur une rue de Boulogne-Billancourt sur laquelle nous avions réussi à avoir des autorisations de tournages. Sur ce point il faut remercier Olivier Girardot de la mairie de Boulogne, sans qui nous n'aurions jamais imaginé pouvoir tourner dans cette rue. C'est dans ces rues que Martin va apercevoir Gérard pour la première fois. Il doit s'agir de la première course poursuite de cinéma impliquant un clochard avec son caddie ! Qui dit rue piétonne, dit piétons ! Merci donc à tout ceux qui ont accepté d'être présents. La figuration est souvent pris à la légère mais pourtant c'est ce qui crédibilise une scène dans un lieu public (sauf dans un chef d'oeuvre comme seul two). Peut-on trouver mieux que la dégaine de son téléphone portable Nokia 3310 pour crédibiliser une scène de figuration ? Ou encore un poireau sortant du sac de courses. Ce sont ce genre de détails qui peuvent paraitre simples qui vont faire la différence. Notre département de DA n'étant pas encore assez robuste, merci aux figurants de nous avoir aidé à crédibiliser encore plus cette scène par ce genre de détails.

Cette scène était également la première vraie cascade de Martin de l'épisode. Ce dernier percute un passant plutôt large d'épaules. Romain a accepté d'incarner ce rôle. Il faut avouer que sa réplique "Tapette ..." aura provoqué un certain nombre de fous rires. J'ai vraiment hâte de voir cela.

La poursuite continue jusqu'à ce que Gérard franchisse une porte. Seulement un problème est survenu. La porte que nous devions utiliser était fermée. Gros problème. jusqu'au dernier moment où Romain réussi à forcer la porte qui était fermée de l'intérieur ! C'est l'illustration typique du fait que sur un tournage on a besoin de toutes les compétences ! Nous n'avions pas de plan de secours, merci infiniment à toi Romain !

C'est après ce plan que la journée s'achève. Au programme de la soirée, préparation du décor pour la journée du lendemain, et surtout ... Repos.

lundi 16 juin 2008

Making of: Episode 1 de W.A.R.P.

En cette période de pré-production de l'épisode 2 de W.A.R.P., voici une vidéo qui va remettre du baume au cœur. Une occasion de plus de nous remémorer la magnifique aventure que fut le premier épisode ...

dimanche 8 juin 2008

Reprise tant attendue de W.A.R.P.

Oyé, Oyé !

23h45: W.A.R.P. est officiellement en route pour la production du deuxième épisode. Après un premier travail de production concluant, ce projet peut continuer son petit bout de chemin sous, nous le souhaitons tous, les meilleurs hospices ...

dimanche 23 mars 2008

Une première projection à la hauteur !

C'est dans un lieu vraiment chic, moderne et classe que notre WARP a été projeté. Le public a d'abord été impressionné "d'entrée", par ce grand hall du centre Landowski. Le temps de l'admirer, de se rencontrer les uns les autres, et tout le monde est invité à descendre dans l'amphithéâtre. Arrivés au niveau correspondant par l'ascenseur, nous sommes accueillis de façon très "pro" par de jeunes gens beaux, smarts, le sourire discret mais fier. Là encore, cet amphithéâtre en "jette" : spacieux, confortable, le piano Steinway de rigueur pour les rendez-vous musicaux, disposé au milieu de la scène...c'est un lieu culturel, un lieu de vie, et celui, surtout, de la révélation publique de notre projet.

L'attente de la projection est un peu longue, je "stresse" un peu de faire patienter nos invités, mais ces derniers ne semblent pas manifester une quelconque gêne... Je vais quand même faire le nécessaire pour qu'une musique de mon choix (Stacey Kent, "The ice hotel") berce notre cher public. Les gens sont indulgents : "c'est juste comme au cinéma mais sans les pubs !". Encore quelques personnes qui entrent au "goutte à goutte"...et voici Julien, Fred et Phil, postés à l'entrée. Apercevant leurs têtes dépassant des escaliers latéraux de l'amphithéâtre, on comprend qu'ils se concertent brièvement pour le "speech". Nos trois colosses - les deux jumeaux disposés symétriquement de part et d'autre du réalisateur, s'avancent, font face au public. Ils sont élégants, droits et stoïques comme le moment précédant une entrée en mêlée...Et Fred prend la parole pour présenter le projet...sa voix faiblit au fur et à mesure mais il va au bout de son "action", avant de "passer" le micro à son partenaire-réalisateur ! Celui-ci complète le speech de façon personnelle, avec une élocution très correcte. Mais notre géant, se sentant quelque peu tituber sous le poids du stress, passe le micro à l'aile...c'est au tour de Phil ! Celui-ci feinte de n'avoir rien à dire d'autre...mais non ! Il continue son discours pour ajouter la dernière phrase...et c'est gagné !!! Je note au passage, l'accent mis par Julien sur le fait qu'ils ont très longuement hésité à me prendre comme acteur ! Et j'en conviens, il y avait de quoi ! Les deux frères, eux, ont dit les choses essentielles pour comprendre le contexte de la réalisation du film (quasiment aucune expérience, mais une motivation énorme...).

J'ai conscience du temps qui passe, je crois. C'est pourquoi j'ai su profiter au maximum de la projection du film, jusqu'à pouvoir le rallonger ! J'ai la chance de voir le film plusieurs fois par jour depuis plusieurs semaines, je le connais par coeur, mais là...chaque seconde était encore plus précieuse - et plus longue, en compagnie de mes proches... Le temps, c'est quelque chose de très curieux...

Nos trois accolytes reprennent du service pour clôturer la première partie de la soirée. Nous, acteurs et techniciens, sommes invités à les rejoindre sur scène pour témoigner de notre enthousiasme. On retiendra Ludo l'animateur professionel, parfait dans son rôle de directeur artistique au ton emphatique et survolté ! Nous regrettons de ne pas voir Fred, Clotilde ce soir-là et espérons avoir de leurs nouvelles prochainement. Nous sommes alors invités à nous restaurer, avec un making-of en prime réalisé par Lilia, projeté sur grand écran dans la salle de réception !

Les gens réagissent les uns après les autres. Globalement, ils ont été éblouis par la qualité de la réalisation (son, éclairage, montage)...et c'est déjà énorme. Quant à nous comédiens, nous sommes tous autant crédibles les uns que les autres, c'est homogène, mais avec quelques retouches par ci par là évidemment (au niveau de la synchro ou du jeu). Un prix spécial est décerné au super clochard joué par Stéphane - rôle de composition élaboré patiemment au fil des mois nous précise-t-il ! Toute ma famille l'a chaleureusement félicité, c'est incroyable ce succès ! J'en ai profité pour y mettre une couche supplémentaire "heureusement que t'étais là, si si !". Notons également la portée philosophique de WARP, soulignée par Monsieur Prax : "c'est la rédemption d'un homme, la reprise du mythe de la chute, suivie de la renaissance...c'est Jésus Christ !!!" Il vous dira tout cela mieux que moi...en tout cas je crois que nous avions cette trame de fond en tête en interprétant le scénario de Fred dès le départ.

La réception est à la hauteur ! Je m'attendais à quelques bouteilles, salades et canapés...loin de là ! Il nous aura même fallu recruter une solide main d'oeuvre pour rapporter tout ce qui n'a pas été consommé...!

Le temps passe vite quand même, et je dois conclure mon article. Je ne sais pas si je suis autorisé à le dire, tant pis, mais notre film n'est pas retenu au festival Court pour tous. Qu'importe ! On - s'en - fout ! Les chiens aboient la caravane passe ! Je suis pour ma part motivé plus que jamais, pour continuer et à faire mieux surtout ! Notre cher acteur Jo n'aura pas manqué de souligner le fait - très rare selon lui - d'avoir une équipe aussi rigoureuse pour réaliser un court métrage ! Encore une fois, je suis fier de vous bande de p'tits fêtards, et à très bientôt !!!

Martin

mardi 11 mars 2008

Premiere Projection

Hello, Toute l'équipe d'Otherside vous informe que la première projection de Warp aura lieu le 22 mars 2008, a 20h45 au cinéma Landowski à Boulogne !

Voici l'adresse exacte : Cinéma Landowski
28, av. André-Morizet
Boulogne Billancourt
92100

Accessible facilement par tram et bus de la Défense, et situé tout près de la station Marcel Sembat sur la ligne 9. Si vous êtes intéressés, laissez un commentaire ou envoyez-moi un mail dès maintenant pour que nous puissions anticiper le nombre de personnes : frederic.petitpont AT gmail.com

Merci ! PS : Pour information, la projection n'est pas payante, mais toute contribution (quelque soit sa forme) est toujours la bienvenue :)

Fred

dimanche 30 septembre 2007

Tournage WW2 - Les Molières (Essonne)

Il est 10h00, lorsque nous partons vers le point de rendez-vous, tout le monde est très enthousiaste, en effet aujourd'hui marque la fin "officielle" du tournage du projet "Man From The Otherside". Dans un premier temps nous devons nous rendre à Chaville pour récupérer une Vieille Jeep américaine des années 40. Pas de chance il s'agit aujourd'hui du marathon de Paris, impossible de passer par les grands axes, nous devons donc emprunter les petites rues saturées de bouchons. Nous avons plus d'une heure de retard lorsque nous embarquons dans la Jeep. Pour le dernier tournage, une partie de l'équipe a choisi de figurer, ce rôle commença bien avant le tournage, car l'équipage de la Jeep avait déjà revêtu l'uniforme des Rangers. L'allée pour se rendre vers le tournage est très légendaire, les figurants étaient déjà dans leur rôle. Certes en empruntant l'autoroute, l'authenticité était un peu plus déconcertante, 90 Km/h avec cette antiquité était loin d'être une situation rassurante ! Nous arrivons sur la zone de tournage avec une 1h30 de retard, merci au reste de l'équipe pour sa patience ! La bonne ambiance est au rendez-vous comme d'habitude et le set-up commence.

Les figurants se mettent en place, nous avons besoin de beaucoup de temps pour nous synchroniser, en effet le premier plan est un plan séquence très complexe pendant lequel l'opérateur doit grimper sur le pare-choc de la Jeep tout en assurant son cadre. Il faudra beaucoup de temps et d'essais pour avoir le résultat voulu. Le bras droit de Baptiste s'en souvient encore.

Nous arrivons au Final Cut ! Je n'ai jamais vu une équipe montrer autant de motivation et d'enthousiasme ! Le rangement du tournage se fait dans l'humour et la bonne humeur, certains figurants ont même décidé de faire du zèle en tournant une scène additionnelle, qui je l'espère montrera enfin les "vrais comédiens" !! Au même moment nous apprenons que Fred vient d'atterrir à Paris, il va enfin pouvoir continuer l'aventure avec nous !

PS : Merci à M et Mme Allouch pour les photos ;)

samedi 29 septembre 2007

Tournage Paroisse de Ville d'Avray

Il est 21heures quand nous arrivons vendredi, chargés comme des mules dans l'arrière-cour de la paroisse de Ville d'Avray. Le Père Hugues nous a laissé à disposition tout un espace à aménager pour le tournage des scènes se déroulant dans l'appartement de Martin. Il faut dans un premier temps entièrement vider la pièce et préparer l'installation. Nous devons en une soirée transformer ce local entièrement vide en appartement habité par un TV-adict. Après avoir rangé les livres de catéchisme et les posters de la Vierge Marie, nous commençons à poser l'ensemble du décor, la moquette "empruntée" par Baptiste est posée par notre Texas, expert en la matière. Vers 01h00 nous finissons la pré-installation, rendez-vous demain matin pour la suite des événements.

Le lendemain matin vers 9h00 l'installation se poursuit, les meubles sont placés, il ne reste plus qu'à installer les accessoires qui vont faire comprendre que Martin est accro à la télé. Les affiches de série B design par nos soins sont placardées et nous commençons à placer les DVD et les bibelots dans les étagères. Un problème survient : nous nous apercevons qu'il n'y aura jamais assez de boites de DVD. Après un coup de fil en urgence à l'ancien vidéo-club de Djul, nous en avons 1000 de plus. Au final nous nous retrouvons avec un total de plus de 2000 DVD sur le plateau. Seulement tout n'est pas si simple, les jaquettes et les boites arrivent séparément. Un travail pharaonique commence.

Vers 13h le tournage commence enfin, il y a très peu d'espace et il est difficile de circuler dans le décor. La température monte rapidement et s'accompagne de tensions dans l'équipe. Malgré les prises de têtes successives, le tournage continue. Vers 16 heures nous arrivons à la pause. Une demi-heure pour transformer un éclairage matinal en éclairage de couché de soleil, c'est aussi le moment pour certains de décompresser et de sortir prendre l'air.

L'éclairage du soir est en place, camera ok, son ok.... et action ! Il s'agit là d'un moment important, c'est la première fois que notre héros va voyager dans le petit écran ! Nous avons de gros problèmes avec la machine à brouillard, en effet nous devons produire l'effet que la fumée passe sous la porte de son appartement, le problème c'est qu'au bout de la troisième prise, la pièce est saturée de fumée. A cause de la réfraction, l'éclairage réagit n'importe comment et on ne peut plus voir à un mètre. Nous faisons tous de grands gestes pour la dissiper mais ça devient vite très très fatigant ! Le tournage suit ensuite le planning sans trop de retard et nous enchaînons sur une scène additionnelle, Martin qui se fait expulser de prison, où à nouveau, le figurant mystère sera de retour ! Le tournage aurait pu se terminer sans encombres... Hélas lors du rangement, l'une de nos caméras chute de son trépied et se brise au sol. Première casse depuis début septembre.

dimanche 23 septembre 2007

Tournage Ville d'Avray - Box Parking

Nous sommes à la moitié de notre période de tournage. Ce dimanche, pour la première fois, nous tournons en "terre conquise". En effet il s'agit du Box de parking de mes parents qui a été prêté pour l'occasion, l'ambiance est donc au rendez-vous. En plus de ça, il n'y a pas le moindre stress sur le plateau car nos routines commençent à s'installer. Nous avons du temps et très peu de contraintes, que demander de plus ? Et bien si ! Un directeur artistique ! En effet je passe l'épisode de la veille, qui a eu pour conséquence : aucun directeur artistique sur le plateau...

Nous nous retrouvons à 11heures chez mes parents pour commencer le set-up. Par chance nous avons pris de l'avance pendant la semaine, le box a été entièrement repeint, il a juste fallu faire quelques retouches. Afin d'aménager notre cellule, tout le monde y donne du sien, un lit est improvisé, et quelques graffitis sont rajoutés sur les murs afin d'y apporter la touche finale. Le résultat est plutôt satisfaisant !

Le décor est installé, voici maintenant venu le moment du prélight. Là nous découvrons que l'installation électrique du parking n'est absolument pas aux normes. Après avoir fait sauter trois fusibles dans les boxes voisins, nous comprenons qu'il faudra se passer d'éclairage "blonde" pour ce tournage. Etant donné que nous n'avions ici qu'un seul petit box à éclairer, le problème fut très vite contourné. Vers 14 heures la pause déjeûner est une bénédiction, nous avons établi un record avec une commande chez Mac Do de plus de 120 euros, oui c'est aussi ça avoir un Djul dans l'équipe...

C'est avec quelques morceaux de salade de Mac Chicken entre les dents que nous accueillons Stéphane, Jean-Martin et Olivier ici à nouveau figurant mystère. Toute l'équipe se met en place et nous commençons, le tournage se déroule à merveille et la bonne ambiance est au rendez-vous. Peut être même un peu trop, il a fallu refaire un plan des dizaines de fois car Jean-Martin n'arrivait pas à se concentrer dans les passages avec Olivier, ici inspecteur de police. "Bon alors comment il va Patrick Juvet ?"

dimanche 16 septembre 2007

Tournage Metro - Ligne 14

05h30 du matin : comme chez Martin, mon réveil sonne, le réveil est difficile. La veille était un tournage exténuant, cependant pour une grande partie de l'équipe, la soirée de fiançailles d'un ami proche de l'équipe précédait la suite du tournage. Inutile de dire que la soirée fut bien arrosée et bref... certains s'en souviennent encore (ou pas). Bref toujours les même gestes, j'arrive dans mon salon et passe dix minutes à réveiller Djul, et Texas... Je m'aperçois que Ludo, ayant un peu trop bu et n'ayant plus de force, est resté dormir dans ma voiture... Nous arrivons au terminus de la ligne 14 à 06h00. Après une longue attente des retardataires dans le froid, nous pouvons commencer le set-up. Objectif : préparer un maximum de choses avant de rentrer dans le métro, afin de ne pas avoir à évoquer les autorisations de tournage auprès de certains agents de la RATP. Le tournage se déroule sans encombres, nous avons même été plutôt efficace dans la synchronisation des rames (oui en même temps elles sont automatiques...). Le tournage se termine quelques deux heures plus tard. Fini pour ce week-end, l'équipe a gagné un repos bien mérité.

samedi 15 septembre 2007

Tournage à Fontainebleau

Nous voici une semaine plus tard pour notre premier tournage en extérieur. Tournage qui promettait d'être très serré étant donné qu'en une journée nous devions tourner à deux endroits totalement différents : Aux Sables du Cul du chien, endroit caractérisé par son sable abondant, puis à coté de Barbizon, en pleine forêt parsemée de rochers. Départ pour Barbizon de Paris à 7h30, arrivée 8h00 sans encombres. Le temps superbe était vraiment un soulagement, en effet c'était notre plus grande peur. A 8h30 nous commençons l'ascension vers le premier lieu de tournage. Au bout de dix minutes de marche, nous avons commencé à réaliser que transporter le fameux caddie de supermarché du personnage de Gérard à travers les petits chemins de randonnées escarpés, était loin d'être une partie de plaisir. Après quelques litres de sueurs et une galère interminable, nous arrivons sur le premier lieu de tournage. Objectifs : transformer quelques mètres carrés de sables, de fougères et de rochers en un campement d'hommes de cro-magnon. Nous déposons tout le matériel puis repartons en laissant derrière nous notre Directeur Artistique et son Best-Boy. C'est alors que nous partons pour le second lieu de tournage, en équipe réduite.

Il est midi lorsque nous commençons à nous rendre vers les Sables du Cul du Chien, nous avons déjà pris une heure de retard sur le planning à cause d'un des comédiens qui s'est perdu dans la forêt... Après une longue marche dans le sable sous un soleil de plomb nous arrivons à la zone prévue lors du repérage. Nous commençons le set-up pendant que notre maquilleuse commence son premier travail de la journée : il nous faut un Sherif Martin aguerri qui n'a peur de rien. Coté maquillage aucun soucis, cependant en commençant à rassembler les accessoires et costumes, nous avons cru à une blague de notre Directeur Artistique, oui nous avons du rattraper son travail en ce qui concerne les accessoires. On oublie l'étoile de shérif en papier d'alu et l'arme de Terminator en guise de Colt et on essaie de trouver une alternative. Après expertise de notre Directeur Artistique "second unit", nous arrivons à confectionner un fouet à partir du câble d'alimentation de notre moniteur portable ! Contre tout attente le résultat est plutôt bluffant !

Retour à Barbizon, nous accueillons les autres comédiens avant de les guider vers la grotte. En réalité, c'est plutôt eux qui nous ont accueillis, vu qu'on avait pas mal de retard... En arrivant sur la zone, nous pouvons admirer le travail fait par notre équipe de décorateurs. Nous faisons une rapide pause pour nous restaurer et attaquons le set-up. Le travail de Ludo a été plutôt bien et rapidement effectué, ce qui nous a permis de rattraper le retard. Retard que nous reprîmes immédiatement quand Djul et Baptiste eurent la "formidable" idée de percher la caméra à quelques mètres de hauteur, sur des vulgaires bouts de ficelle pour faire le plan d'establishing. Après de nombreux débats sur la pertinence et la sécurité du dispositif, l'idée fut abandonnée. Il me semble d'ailleurs qu'Eric a gagné un pari qui n'a pas encore été honoré par la partie adverse...

Le directeur de la photographie commençant à devenir grincheux vis à vis de la lumière qui commençait à diminuer rapidement, il a fallu s'activer. En effet, la préparation des figurants fut beaucoup plus longue que prévue, mais le résultat en valait la peine. Notre preneur de son n'a d'ailleurs pas réussi à résister à l'envie de figurer, ce qui nous obligea à confier sa perche à quelqu'un d'autre... Résultat : sur trois plans, deux plans devront subir un traitement car on voit la perche dans le cadre !

Une fois le tournage terminé une petite partie de l'équipe se retrouve avec Stéphane et Jean-Martin afin de préparer le tournage du lendemain qui commençait très tôt, dans le métro. C'est un moment plutôt très spécial, car reconstituer une rame de métro en pleine forêt de Fontainebleau est loin d'être une activité habituelle !

Il est 19 heures quand nous commençons à rentrer. Le retour fut le moment le plus exténuant, en effet étant donné que nous avions eu de gros problèmes pour transporter le caddie, nous avons décidé de prendre un autre chemin : le chemin opposé. A mi chemin nous avons décidé de couper à travers bois, ce qui nous a fait vivre une expérience unique, et qui acheva le peu d'énergie qu'il restait en nous après une longue et rude journée de tournage. Prochain rendez-vous : d'ici quelques heures pour le tournage dans le métro !